Le projet de la Porte de Nimy

Ce projet, porté par l’Intercommunale IDEA avec l’appui scientifique de l’UMONS, vise à implanter un réseau de chaleur au sein du quartier de l’hôpital Ambroise Paré à Mons afin de l’alimenter au départ de cette énergie propre, locale et durable.

Dans ce cadre, le projet prévoit le creusement d’un doublet de puits géothermiques (un puits de prélèvement de l’eau et un puits de réinjection), ainsi que la construction et l’exploitation d’une centrale géothermique au sein du parc communal des Ursulines à Mons.

Ce projet est qualifié de projet pilote étant donné les potentialités de développement d’autres réseaux de chaleur au droit du Bassin de Mons ; il n’est en aucun cas expérimental car les techniques qui seront mises en œuvre sont largement éprouvées de par le monde, notamment près de chez nous au sein du bassin parisien, où plus de 40 doublets géothermiques sont exploités en milieu urbain pour une production annuelle de plus de 1.100 GWh (chiffres 2015).

Des profondeurs de la terre jusqu’aux radiateurs 

Pour amener l’énergie en surface, l’eau chaude souterraine (eau géothermale) doit être récupérée au moyen du puits producteur, soit un puits de prélèvement de l’eau naturellement chauffée (+/- 70 °C). L’eau est ensuite acheminée dans un échangeur thermique au cœur de la centrale géothermique située en surface pour transmettre sa chaleur à l’eau passivée du circuit de chauffage des utilisateurs. L’eau provenant du sous-sol, après avoir cédé sa chaleur, est ensuite réinjectée via le second puits dit « injecteur » à une température de +/- 30°C. 
La chaleur est ensuite transportée vers les utilisateurs sous forme d’eau chaude (eau géothermique) à travers des canalisations souterraines isolées (calorifugées) et interconnectées. 

Le doublet de puits géothermiques, la centrale et l’ensemble des conduites calorifugées forment ce qu’on appelle le réseau de chaleur.