Les ressources naturelles locales

La découverte de l’eau chaude

1ère découverte de l’eau chaude à Baudour au début du 20ème siècle

Les premières manifestations de la présence d’eau chaude dans la région de Mons ont été découvertes au début du siècle dernier, lors du creusement de deux tunnels inclinés à Baudour. Ces galeries visaient à pénétrer le gisement houiller par son affleurement au Nord du bassin, afin d’éviter, en vue de l’exploitation du charbon, de devoir traverser d’importantes épaisseurs de terrains aquifères.

Ces ouvrages rencontrèrent un système de failles par lequel s’échappa un débit important d’eau chaude à environ 50°C, ce qui provoqua l’abandon des travaux.

1972, 1er forage de grande profondeur !

Le premier forage, réalisé de 1972 à 1978 à Saint-Ghislain par le Service Géologique de Belgique dans le cadre d’une recherche géologique à plus de 5.000 mètres, a permis de confirmer la présence d’un réservoir d’eau chaude entre 2.400 et 2.650 m de profondeur.

A l’époque, les recherches visaient une meilleure connaissance des structures géologiques qui auraient pu contenir du gaz. 

Fin des années 1970 – début des années 1980, des études complémentaires ainsi que le forage de deux nouveaux puits à Baudour (Douvrain) et à Mons (Ghlin) ont démontré que la nappe s’étendait sur au moins 5 km de largeur (N-S) et 20 km de longueur (E-O).

L’Intercommunale IDEA a ensuite été désignée par le Gouvernement wallon pour exploiter ces puits et le réseau de chauffage urbain de Saint-Ghislain a été inauguré en décembre 1985. 

Le Bassin de Mons propice aux projets géothermiques

De nos jours, afin de puiser des calories, il est nécessaire de disposer d’une conjonction de trois paramètres, à savoir la présence d’une source de chaleur et d’un fluide conducteur mobilisable avec un certain débit. Si cette chaleur se retrouve un peu partout (la chaleur augmente avec la profondeur, le gradient géothermique étant de 3°C par 100 m), la particularité du sous-sol montois repose sur la présence d’un calcaire aquifère vers 2.000 à 2.500 m de profondeur. C’est donc la présence de ces trois éléments (eau souterraine – débits supérieur à 100 m³/h – grande profondeur et donc température de l’ordre de 70°C) qui fait du bassin de Mons un terrain propice au développement de la géothermie.